Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for mars 2010

Même s’il semble vouloir jouer à cache-cache avec nous depuis quelques jours, le printemps est bel et bien officiellement arrivé! Et qu’est-ce qui rime avec cette période où les oiseaux qui avaient fui notre climat hivernal reviennent nous faire des petits cui-cui doux? Ouiiiii le temps des sucres! Ah cette joyeuse période où on fait bombance, et où le salé de l’oreille de crisse alterne avec le sucré du grand-père dans le sirop jusqu’à l’épuisement digestif total!

Mais… si cette année vous essayiez quelque chose de différent? Quelque chose qui met en valeur les produits de l’érable, mais autrement? J’ai à ce sujet (quel heureux hasard!) une excellente suggestion pour vous!

La Maison des cultures amérindiennes, à Saint-Hilaire, vous offre de vivre une expérience du temps des sucres différente. Banique, potage à la citrouille, salade de maïs aux herbes de la montagne, poulet mariné dans le sirop d’érable et les herbes sauvages, tarte au sucre atikamekw (sans croûte), voilà les délices qui vous y attendent.

Mais ce n’est pas tout! (Non, il ne s’agit pas d’une offre de couteaux gratuits pour ceux qui réservent dans les 30 prochaines minutes, c’est beaucoup mieux!). Vous pourrez, sur place, participer à la cueillette et à la transformation de l’eau d’érable, et observer le maître sucrier qui faire bouillir cette eau sur feu de bois dans ses énormes chaudrons de fonte, visiter les expositions « De l’eau… à la bouche » (traditions amérindiennes de l’érable) et « Le magicien du rêve », ainsi que le Salon Riopelle, et ensuite assister à un spectacle incluant chants, tambours, danses et légendes autochtones. Et bien sûr, le tout ne serait pas complet sans la fameuse dégustation de tire sur la neige! Tout ça pour seulement 25 $, taxes et service inclus!

(Photo : La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire)

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller me sucrer le bec à l’amérindienne, mais je voulais faire un billet sur le sujet sans trop tarder étant donné que la saison des sucres est déjà bien entamée; la qualité de l’expérience ne peut toutefois qu’être à la hauteur de la personnalité du sympathique fondateur et directeur de la Maison des cultures amérindiennes, le peintre ethnographe et sculpteur André Michel, qui revient d’ailleurs tout juste de Vancouver où il est allé présenter sa dernière exposition de peinture dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver.

Le repas des sucres est servi sur l’heure du midi la fin de semaine. Pour plus d’information, on peut appeler au 450-464-2500, ou encore utiliser l’adresse de courriel suivante : info@maisonamerindienne.com.

Les plus curieux pourront en attendant se renseigner un peu plus sur les anciennes traditions de l’érable, et découvrir certaines des légendes associées à la découverte du sirop d’érable.

Bons plaisirs sucrés!

Read Full Post »

Tantôt j’ai ouvert mon dernier sac de poivre que j’avais rapporté de mon dernier voyage à Madagascar, en 2007. Ça m’a fait drôle. C’était un peu comme si je me disais que j’allais tourner une page bientôt. Même si j’ai encore dans mon garde-manger un paquet de gousses de vanille complètement séchées et dures comme de la brique, et de gros morceaux de bois d’anis, c’est mon poivre qui était mon compagnon culinaire malgache quasi-quotidien.

J’ai bien sûr d’autres souvenirs de là-bas – même si je m’étais, ô malheur, fait voler mon appareil-photo et toutes les photos et films qu’il contenait le jour de mon départ lors de mon premier séjour – dont un petit panier très basique que j’avais acheté à une dame qui vendait des fruits sur le bord d’une route… dame qui se demandait bien ce que je trouvais de si intéressant à ce panier d’ailleurs.

Je crois que celui-ci – avec mon poivre – est mon souvenir de là-bas que je préfère, plus encore que mes ustensiles de cuisine faits avec des cornes de zébu que je n’ose pas utiliser, ou que ma ceinture faite avec des morceaux polis de coque de noix de coco que je n’ai jamais portée. Sans oublier aussi mon petit bol en bois de rose qu’une marchande m’avait proposé de prendre au lieu de la monnaie qu’elle me devait pour un achat.

Enfin… les souvenirs c’est bien joli, mais dans le fond, ils deviennent surtout précieux par ce qu’ils nous rappellent. Et dans cette logique, rien, bien évidemment, n’arrivera jamais à la cheville de ça : Manahoana Ankorondrano ê!

Read Full Post »

Simon & Garfunkel s’en viennent à Montréal! Le 15 mai. Bonheur. J’écoute présentement « Kathy’s Song » et ça me rend heureuse. J’ai même envie de pleurer un peu je pense, parce que je suis émue.

Je n’ai rien à ajouter.

(Kathy’s song : http://www.youtube.com/watch?v=KWsq3prvKQ8)

Read Full Post »

Eh oui. Les hasbeens. Les passés de mode. Ceux qui ont le malheur de s’accrocher, ceux qui osent – ô péché suprême – poursuivre leur métier et chercher encore à toucher les gens même s’ils ne sont plus au faîte de leur popularité. Ceux-là oui. Allez, qu’on les jette au cachot! Qu’on les perde dans le plus tortueux des labyrinthes, et qu’Ariane se sauve avec son fil en courant!

N’est-ce pas un peu triste? Non, pas les « hasbeens », mais ceux qui s’amusent à les aplatir. Parce que vraiment, qu’y a-t-il de risible à vouloir continuer à se réaliser dans ce qu’on aime? Et n’est-ce pas à chacun de décider du moment où il veut tirer sa révérence, d’évaluer si sa vie et sa carrière le satisfont? Comment peut-on déclarer que quelqu’un a fait son temps comme si c’était une vérité à laquelle cette personne devait absolument adhérer?

Pour quelle raison cracher au visage de quelqu’un un mot laid et méprisant qui ne devrait en fait même pas exister? Ils devraient faire quoi, ceux qu’on appelle les « hasbeens »? Se contenter de ressasser ce qu’ils ont été, même s’ils ont encore envie d’être?

Parce qu’on peut « être » de multiples façons, qui ne sont pas nécessairement celles qu’on essaie parfois de nous enfoncer dans la gorge. On n’a pas à s’éteindre pour faire plaisir à ceux qui voudraient nous confiner dans une boîte.

À toute étape de la vie, il est normal d’aspirer à aimer, à être aimé et à se réaliser. Ridiculiser quelqu’un en le traitant de « hasbeen », c’est s’acharner à tirer dans les ailes d’une personne qui a le courage d’avancer et de réaliser des choses. D’une personne qui, comme tout le monde, a bien le droit de voler.

Read Full Post »